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Publié : 20 juillet 2007

24/07/07 Sortie analyses pour les élèves de l’hygiène

Sortie Pédagogique des BEP MHPE en 2007

Lundi matin après 3 heures de route à bord des 2 minibus du lycée, les élèves de seconde BEP métiers de l’hygiène, de la propreté et de l’environnement (MHPE) sont arrivés au Laboratoire de Port Laguerre (DAVAR). Cet organisme réalise principalement des analyses alimentaires et vétérinaires. Guidés par Gladys, Vanessa et Danitza, les 11 élèves de la filière ainsi que leurs deux accompagnateurs ont visité ce laboratoire et surtout la partie réservée aux analyses bactériologiques. Après la préparation des milieux, le contrôle du pH, l’autoclavage, le stockage en chambre froide, la détection puis l’isolement des micro-organismes pathogènes, les élèves ont pu découvrir les moyens de contrôles de la contamination des surfaces et de l’air puis le lavage du matériel et enfin les moyens de destruction des déchets engendrés par cette activité.
Fort de cette première visite, le groupe a ensuite visité le laboratoire d’analyses médicales du Kenu-in. Evelyne Lacaze a alors expliqué le cheminement des différents prélèvements : de sang, d’urine, de crachat, de selles, génitaux, oculaires … Le prélèvement du sérum après centrifugation est une des principales manipulations réalisées par les techniciens car les automates sont prédominants dans ce laboratoire spécialisé dans l’immunologie et la sérologie (présence d’anticorps notamment).
Après un repas pris sur la plage de magenta, les élèves se sont rendus à Promed qui s’occupe de détruire principalement les déchets d’activités de soin à risques infectieux (DASRI) issus des hôpitaux, cliniques, laboratoires, dentistes et autres professions médicales. Ces déchets contagieux sont stockés dans des containers jaunes plus ou moins grands (0,5 à 660 litres). Lorsqu’ils arrivent sur site, ils sont broyés puis autoclavés à l’aide de vapeur d’eau. Ces déchets redeviennent, après ce traitement, inertes et rejoignent le circuit des déchets ménagers. Cette technique n’émet pas de gaz nocifs (car pas d’incinération) comme l’a expliqué le responsable Thierry Fouilhac..
Pour finir, les élèves ont rendu visite à l’association scal’air qui s’occupe de contrôler les polluants contenus dans l’air et à bientôt en informer les autorités et le public. Manuel Marquis et Alexandre Tchin vérifient la teneur en dioxyde de soufre, d’ozone, d’oxydes d’azote et de particules en suspension grâce à 4 stations situées à Montravel, Logicoop, Faubourg Blanchot et L’Anse Vata. Ce nouvel outil permettra de détecter des pics de pollution et d’en informer les populations à risques (asthmatiques, bébés, personnes âgées…).


Photo 1 : Les secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié guidés par en blanc à droite Vanessa Alla et au milieu Gladys Thomas au Laboratoire de Nouvelle-Calédonie (DAVAR) à Port-Laguerre


Photo 2 : Thierry Fouilhac de Promed expliquant le devenir des déchets à risques (DASRI) au secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié


Photo 3 : Les secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié devant la station de détection du Faubourg Blanchot avec Manuel Marquis et Alexandre Tchin de scalair

Mardi matin, Angèle Dupré et Cornelia Rouchon, cadres hygiénistes au CHT Gaston Bourret ont abordé le thème des maladies nosocomiales, ces pathologies dues aux activités de soins. Afin de limiter ces maladies, elles ont amélioré les modes opératoires de nettoyage et de désinfection des locaux et des surfaces mais aussi et surtout la formation du personnel (lavage des mains entre deux patients, pas de bijoux, de bagues, de vernis, respect de la marche en avant …). Au total elles s’occupe de la surveillance et de la prévention au sein de plus 40 services (Gaston Bourret, Magenta, Col des pirogues et Follereau). Des prélèvements sont régulièrement effectués (air, eau, surface, climatiseur…) En cas d’infection nosocomiale, une enquête à lieu pour déterminer exactement les causes. C’est pour cela qu’un démarche qualité est actuellement en place afin d’assurer la traçabilité au sein de l’établissement de soin (personnel soignant intervenant lors de l’hospitalisation, médicaments et matériels utilisés, ….) d’où la création d’un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN).
Denis Lecourieux du service de stérilisation centrale du CHT Gaston Bourret a ensuite expliqué le rôle très important de son service. En effet le matériel servant au bloc opératoire et dans certains services doit être stérile c’est-à-dire dépourvu de tous micro-organismes car sinon il serait responsable de maladie nosocomiale. Ce matériel lors de la sortie du bloc est mis à tremper dans une solution désinfectante durant 15 minutes. Puis il est rincer et mis soit dans un bac à ultrason afin d’éliminer les petites particules organiques ou directement dans une machine à laver la vaisselle. Le matériel est ensuite séché puis conditionné surtout en boites métalliques ou en sachets spécifiques pour être autoclavé (stérilisation à la chaleur humide contrôlée par des indicateurs de passage ou des intégrateurs qui changent de couleur). La traçabilité est là aussi un élément essentiel. Les personnes réalisant la pré-désinfection, le lavage, la désinfection, le conditionnement sont clairement identifiés sur une feuille de suivie.
Après la visite de centre culturel Tjibaou, les élèves de seconde BEP Métiers de l’Hygiène de la Propreté et de l’Environnement du LP Johanna Vakié ont ensuite visité le laboratoire d’Hygiène et d’Environnement de l’Institut Pasteur. Florence Urbès a alors guidé les élèves tout d’abord dans la zone de préparation des milieux gérée par Carmen, puis dans la laverie et enfin au sein du laboratoire lui-même. Des entreprises ou des particuliers font appel à leur service pour faire des analyses bactériologiques d’aliments et d’eaux pour être en règle avec la législation locale.
Pour finir la journée les élèves ont visité l’Institut de Recherche pour le développement. Ils ont tout d’abord rencontré Jacqueline Tinel responsable de l’herbier terrestre qui a expliqué le lien étroit qui existe entre une plante et son biotope, la façon de réaliser un herbier et l’intérêt de la conservation de ces échantillons de la nature calédonienne. Ils ont ensuite rencontré Claude Payri, chercheur en biologie marine et responsable de l’herbier de végétaux marins cette fois-ci et plus précisément des algues macroscopiques de Nouvelle-Calédonie. La Calédonie est une des régions les plus riches au niveau de la biodiversité marine. Il est important pour réussir à protéger la flore ou la faune de faire un état des lieux au préalable.


Photo 1 : Denis Lecourieux du service de stérilisation centrale du CHT Gaston Bourret montrant un test de vérification du bon fonctionnement de l’autoclave (Bowie Dick) aux secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié


Photo 2 : Quelques secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié, leurs accompagnateurs et leur guide au centre culturel Tjibaou


Photo 3 : Florence Urbès de l’Institut Pasteur montrant un repiquage sur boîte de pétri aux secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié


Photo 4 : Les secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié et Jacqueline Tinel responsable de l’herbier terrestre à L’IRD


Photo 5 : Claude Payri expliquant les moyens de conservation et d’étude des algues marines à l’IRD aux secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié

Pour ce dernier jour de sortie pédagogique, les élèves de seconde BEP MHPE du LP Johanna Vakié ont visité le Laboratoire d’Analyse des Eaux et Environnement de la Calédonienne des eaux. Sylvie Houmbouy, chef du laboratoire a guidé les élèves dans les différents services : eaux propres, bactériologie et eaux sales en expliquant les analyses effectuées à chaque niveau et le matériel utilisé pour cela. Par la suite Antony Lozak après avoir montré comment réaliser une filtration sur membrane, a encadré à tour de rôle 5 élèves qui l’ont alors réalisée. Pour cela des conditions les plus aseptiques possibles étaient requises : main et paillasse propres, manipulation près de la flamme, membrane stérile, stérilisation de la pince servant à placer et récupérer la membrane…
Les élèves se sont ensuite rendu à la GBNC non loin afin d’avoir des explication sur les modes de fabrication des boisson et ont pour cela été guidé par Christian Amat (brasseur) et Florence Walspeck. Les élèves ont pu alors bien comprendre les étapes permettant de réaliser une boisson, la pasteurisation qui vise à stabiliser la boisson dans le temps et le nettoyage en place (CIP) qui est une désinfection ayant lieu après chaque production.
Pour finir ces trois jours de sortie pédagogique, les élèves ont été accueillis au Service Municipal d’Hygiène (SMH) dirigé par Valérie Mermoud. Il comprend 3 sections :
- le laboratoire d’analyse et de contrôle de la normalité qui s’occupe de l’analyse des eaux surtout celles de baignade,
- la section de lutte anti-vectorielle qui lutte contre les insectes vecteurs de maladie et surtout les moustiques afin d’éviter une épidémie de dengue,
- la section protection alimentaire et de conseils aux entreprises qui fait le tour des lieux de restauration, des entreprises agroalimentaires, des cantines publiques…. pour vérifier le respect des normes d’hygiène et de salubrité.


Photo 1 : Antony Lozak encadrant une élève de BEP MHPE réalisant une filtration d’eau sur membrane.


Photo 2 : Sylvie Houmbouy montrant le résultat d’une filtration sur membrane après quelques heures d’incubation à des secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié.


Photo 3 : Petite pause après la visite de la GBNC guidée par Christian Amat (brasseur) et Florence Walspeck


Photo 4 : Henrick Baraduc à droite et Juan-Max Casaroli du SMH expliquant aux secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié les méthodes de détection de micro-organismes pathogènes dans les eaux de baignade.


Photo 4 : Henrick Baraduc montrant aux secondes BEP MHPE du LP Johanna Vakié les différents stades des moustiques pouvant être les vecteurs de certaines maladies.