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Publié : 19 novembre 2009

Réfléchir notre Lycée : les écoles communautaires

Le Lycée Professionnel veut s’insérer dans une dynamique innovante où au-delà de la particularisation, c’est à une politique d’enseignement globale à laquelle il faut réfléchir. Deux semaines avant notre journée pédagogique, je vous propose donc de lire les extraits des articles de Violaine Ballivy « Un Québec d’écoles communautaires », Le Soleil, 14 juillet 2005, et de Elsa Iskander « Exporter le concept d’école communautaire entrepreneuriale », 26 juin 2009. Ces articles s’intéressent au modèle d’école communautaire développé en Amérique du Nord et qui a obtenu une mention très favorable par l’UNESCO, qui compte bien l’ouvrir à d’autres contrées.

Le Lycée Professionnel veut s’insérer dans une dynamique innovante où au-delà de la particularisation, c’est à une politique d’enseignement globale à laquelle il faut réfléchir. Deux semaines avant notre journée pédagogique, je vous propose donc de lire les extraits des articles de Violaine Ballivy « Un Québec d’écoles communautaires », Le Soleil, 14 juillet 2005, et de Elsa Iskander « Exporter le concept d’école communautaire entrepreneuriale », 26 juin 2009. Ces articles s’intéressent au modèle d’école communautaire développé en Amérique du Nord et qui a obtenu une mention très favorable par l’UNESCO, qui compte bien l’ouvrir à d’autres contrées.

Mise en œuvre à New-York et dans certaines communautés franco-canadiennes, le modèle d’école communautaire vise à faire de la réussite des jeunes un engagement social en mobilisant les parents, le personnel de l’école et les partenaires du milieu communautaire, social, culturel, municipal, gouvernemental. Il s’agit pour l’école de devenir une actrice de la communauté locale et régionale dans une dynamique de partenariat, où chacun y trouve son compte.

Le modèle d’Ecole communautaire a été développé afin d’éviter d’éviter des fermetures d’école en comblant les locaux laissés inoccupés par la baisse de la natalité. Mais surtout, il permettrait de rehausser le taux de diplomation qui stagne autour de 70 % depuis 1999, loin derrière l’objectif de 85 % fixé par le ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports de la Province du Québec, jugent les auteurs du rapport : "Pour favoriser la réussite scolaire des jeunes et leur développement personnel, il faut encourager le partenariat entre l’école, la famille et la communauté". Aux États-Unis, dans les community schools, les problèmes de décrochage, de violence à l’école, de santé mentale, etc. seraient d’ailleurs en baisse.

Dans certains site, l’école offre un service d’aide aux devoirs après la classe à ses élèves et aux élèves des établissements environnants, ailleurs elle transforme sa salle informatique en café internet et sa cafétéria en cuisine communautaire accessible à tous les résidants du quartier les soirs et les fins de semaine. Dans d’autres sites, on développe l’école communautaire entrepreneuriale.

Ainsi au Bénin, les élèves de tous les niveaux développent une micro-entreprise pédagogique agricole pour garantir l’autosuffisance alimentaire. Les jeunes sont à la fois initiateurs, réalisateurs et gestionnaires de leur projet. La ferme est opérée par les jeunes, sous supervision enseignante, en partenariat avec des acteurs de la communauté. Le principe de l’école communautaire étant que d’une part, la communauté s’engage dans la réussite scolaire et identitaire des enfants et d’autre part, l’école augmente le nombre de services offerts dans la communauté. Les enseignants et leurs élèves réalisent des projets en lien avec des secteurs de la vie socioéconomique et communautaire. Par exemple, les élèves gèrent une microentreprise pédagogique. Selon M. Rino Levesque, qui a développé le concept d’ECE, ce système centré sur l’entrepreneuriat conscient donne un sens aux apprentissages et suscite ainsi beaucoup de motivation chez les élèves.

Alors que se prépare le retour des compétences de l’enseignement du secondaire, le Lycée Professionnel Johanna Vakié doit prendre pleinement sa place pour proposer et enrichir le débat. Mettons nos compétences, nos motivations, nos idées et notre professionnalisme au profit de ce grand projet qui se prépare pour en être les acteurs de terrain et aussi pour montrer pleinement notre valeur. Nous avons la magnifique et difficile tâche de construire les citoyens de demain. Alors écoutons, proposons, partageons et participons au devenir de nos jeunes.

Nicolas Guillemard